Pauvreté : les acteurs locaux sur le pied de guerre

😟 Face à la crise, les élus locaux sont sur le pied de guerre. Même si l’action de l’Etat auprès des entreprises et des salariés a évité le pire. La paupérisation de la société française se fait de plus en plus ressentir et la gravité gagne les décideurs.

Depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020, des centaines de milliers de travailleurs précaires sont tombés dans la pauvreté. Ce sont dix millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, avec moins de 1063 euros par mois.  L’augmentation des impayés de loyers, les observations sur le terrain, la multiplication des bénéficiaires du RSA ou des aides des CCAS se révèlent inquiétantes.

« On assiste à une première vague de pauvreté, mais la deuxième sera un tsunami», explique Patrick Doutreligne, conscient du sursis offert par l’accompagnement des pouvoirs publics.

« Tout dépend de la durée de la crise », souligne Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, se référant aux remboursements des prêts garantis par l’Etat sur l’année qui vient.

Autre point d’accord entre élus, l’évolution du profil des individus basculant dans la pauvreté. En plus des SDF, demandeurs d’asile et bénéficiaires des minimas sociaux, sont venus s’ajouter une partie de la jeunesse.

« Les très pauvres le restent, les travailleurs précaires basculent dans le champ de la pauvreté, et des indépendants tombent eux dans la précarité », résume Jean-Luc Gleyze, patron du département de la Gironde.

Il n’y a plus de temps à perdre, alerte le président du Grand Guéret, Eric Correia qui estime que « nous sommes encore trop peu à vouloir réfléchir sur cette vague de pauvreté qui vient. Mais si nous ne le faisons pas dès maintenant, nous ne parviendrons pas à la traiter convenablement lorsqu’elle explosera, demain ! » 

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